GOULASH
Mijoté, épisode 5
Je passe tellement de temps à faire la promo de ce satané livre (que j’aime de tout mon cœur, et dont je suis objectivement très fier) qu’il m’est devenu difficile de trouver des moments pour terminer mes newsletters. J’ai plusieurs recettes d’avance, prêtes, photographiées, testées… mais je n’ai tout simplement pas le temps de les rédiger. Parce qu’en réalité, c’est ça qui me prend le plus de temps. Cuisiner, pour moi, c’est une seconde nature. Je le fais sans réfléchir, sans forcer, presque machinalement. Comme tout le monde, je dois manger, et je cuisine en conséquence.
Mais écrire, c’est autre chose. Pour écrire, j’ai besoin d’être posé, d’avoir un peu de silence, un espace mental suffisant pour structurer mes idées, choisir mes mots, trouver le rythme. Et ça, dans la tempête joyeuse de la sortie d’un livre, ça devient un luxe.
Il se trouve qu’hier matin, j’ai eu une vraie matinée de libre. Un petit créneau clair, inattendu, où tout s’est aligné. J’en ai profité pour m’asseoir, respirer un peu… et enfin mettre sur le papier la recette d’aujourd’hui.
Le goulash que je partage aujourd’hui, je l’avais cuisiné à San Francisco. Cette recette hongroise est, à l’origine, une soupe, dans laquelle on peut faire cuire des pommes de terre, des poivrons, toute une base douce et rouge. J’avais envie de pommes de terre, mais je savais déjà à l’époque que les poivrons n’étaient plus vraiment de saison en France, même s’ils l’étaient encore en Californie.
J’ai donc préféré servir le tout avec une purée bien beurrée à côté. Voici la recette, telle qu’elle était, ce jour-là, à San Francisco.






