DE RETOUR
Et je vous laisse choisir les prochaines recettes
Ces deux dernières semaines, je n’ai rien écrit ici. Pas par manque d’envie. Juste par manque de temps. J’étais dans le rythme, dans le mouvement, dans des journées qui s’enchaînent sans te laisser vraiment l’espace de poser les choses à plat.
Je suis parti à Miami, officiellement pour le tennis. Officieusement, pour autre chose. Mon vrai objectif, c’était de voir ce qui se passe dans les assiettes. De rencontrer des gens, de m’asseoir à des tables, d’enchaîner les restaurants et de comprendre ce qui s’y joue aujourd’hui. Et pourquoi, y revenir pour cuisiner…
Parce que quand tu arrives dans une ville comme ça, tu te rends vite compte que ce n’est pas juste une question de cuisine. C’est une question d’énergie. De rythme. D’identité. Tu passes d’un endroit à l’autre, et à chaque fois, il y a une intention très claire. Des cartes courtes, des plats lisibles, mais toujours avec un détail qui accroche.
J’ai mangé beaucoup. Bien mangé. Pas toujours. Mais surtout, j’ai observé. Les cuissons, les assaisonnements, les associations, les volumes dans l’assiette. Et ce qui m’a frappé, c’est à quel point tout est pensé pour être compris immédiatement. Pas besoin d’explication. Tu regardes, tu goûtes, tu comprends.




En rentrant, j’ai enchaîné avec une résidence de cuisine chez Tout Day. Changement total de décor. Là, plus question d’observer. Il faut produire. Envoyer. Ajuster. Refaire. Tenir un rythme. Et surtout, être constant. Parce que faire un bon plat une fois, ça ne vaut rien. Ce qui compte, c’est d’être capable de le refaire, encore et encore, sans que ça bouge.
Et puis au milieu de tout ça, il y a eu ce déménagement qui s’est étalé sur plusieurs semaines. À force de préparer les cartons en avance, j’ai commencé à démonter ma cuisine bien avant de partir. Moins d’ustensiles, moins d’épices, moins de repères. Chaque chose devenait plus compliquée à trouver, plus longue à faire. Et très vite, l’envie a suivi la même pente.
Je me suis retrouvé à cuisiner moins, non pas parce que je n’en avais pas envie au départ, mais parce que tout demandait plus d’effort que d’habitude. Ce qui est simple quand tout est à sa place devient laborieux dès que l’organisation disparaît. Et tu te rends compte que la motivation ne suffit pas quand le cadre ne suit pas.
Et là, j’arrive dans une nouvelle cuisine que je ne connais pas encore. Rien n’est organisé, rien n’est optimisé, tout est à reconstruire. Donc oui, ça va continuer à être un peu chaotique au début. Mais c’est aussi en train de m’obliger à réfléchir différemment. À trouver des façons de cuisiner, de produire et de créer même quand les conditions ne sont pas idéales.
Pris séparément, ces moments n’ont pas grand-chose à voir. Mais mis bout à bout, ils racontent la même chose. Que ce soit dans un restaurant à Miami, derrière un service ou chez soi, tout repose sur une structure. Sur des systèmes invisibles qui rendent les choses fluides. Et dès que ça disparaît, tout devient plus compliqué.
Pendant cette résidence chez Tout Day, j’ai cuisiné des plats que je ne montre jamais ici. Des plats pensés pour un service, pour des gens qui viennent s’asseoir et payer pour ça. Et pour une fois, j’ai envie de vous ouvrir cette porte. Je vais vous montrer ces assiettes. Et vous allez choisir lesquelles vous voulez que je vous transmette. Deux recettes. Pas adaptées. Pas simplifiées. Exactement comme je les ai envoyées. Vous en trouverez certaines en photo d'autres en dessin. J'attends vos desiderata en commentaire, les recettes arriveront fin de semaine.
Merci pour votre patience.
Simon











Le gâteau aux épinards et mont d'or! Merci
La tarte au légumes et le gâteau aux épinards me tentent même si tout fait envie !